Avoir ses propres cocottes, pourquoi pas ? Démarrer un petit élevage destiné à la production d'œufs n'est pas très compliqué, à condition d'avoir un minimum d'espace au jardin. Quelques conseils pour se lancer et profiter d'omelettes pondues maison...

Des œufs dans son panier, à l'origine plus que contrôlée : avoir des poules chez soi présente un autre avantage, celui de recycler ses déchets de cuisine. Omnivores et assez faciles à maintenir, les poules apprécient la compagnie.
Mieux vaut donc en prendre plusieurs. On estime en général qu'il faut deux à trois poules pour deux à trois personnes. Pas besoin de choisir des gabarits XL. Certaines races de poules naines comme la nègre soie s'avèrent très productives. Ou comment allier belles plumes et coquilles utiles. Blanc, brun foncé, beige rosé, crème, vert clair : variable, la couleur des coquilles ne reflète en rien la qualité des œufs.Elle dépend exclusivement de la race de la poule. La Marans, par exemple, se démarque par la couleur foncée de ses œufs.
Confort trois épis
Après avoir vérifié auprès de votre mairie que vous êtes autorisé à avoir des poules dans votre jardin, il s'agit de prévoir un espace qui leur sera dédié. Elles picorent, elles grattent, elles vaquent : les poules ont besoin d'un parcours au vert où elles peuvent se dégourdir les pattes. Compter entre 10 et 20 m² par tête, avec une partie ombragée et un abri.
Les poules craignent en effet les trop fortes chaleurs, les courants d'air et l'humidité. Gare, toutefois, aux rôdeurs malintentionnés ! Rats, fouines, renards, chiens errants, rapaces, corneilles sauront profiter de toute brèche. Prévoir par conséquent une clôture suffisamment haute et solide qu'il faudra par ailleurs enterrer dans le sol, d'un demi-mètre minimum, afin d'éviter toute tentative d'incursion souterraine.
Couchées comme des poules
Dortoir la nuit, abri contre les intempéries le jour, le poulailler doit être surélevé par rapport au sol. Il sera ainsi isolé de l'humidité. Prévoir d'y installer abreuvoirs, mangeoires, perchoirs – les poules aiment dormir en hauteur – et nids pondoirs. Un pour deux poules suffit, toutes ne pondent pas en même temps.
Comment se mettent-elles à l'ouvrage ? « Il n'est pas nécessaire d'avoir un coq, elles apprennent avec un leurre, répond Jacky Malgras, responsable commercial d'Ukal élevage, spécialisé en matériel de basse-cour. Il s'agit d'un œuf en bois, plus ou moins gros selon la race de poule, de couleur beige ou blanche. Placé dans un nid pondoir, il permet de fixer le lieu de ponte. La poule se met dessus pour couver et apprend de cette façon à pondre à cet endroit-là. » S'il est recommandé d'adopter ses cocottes jeunes, âgées de deux à six semaines, en prenant bien garde à leur sexe, elles ne se mettent à pondre régulièrement qu'au cours de leur deuxième année.
Avec des variations saisonnières : le pic de ponte se situe entre la fin de l'hiver et le début de l'été. La chaleur estivale, puis la période de mue à l'automne ralentissent le rythme tandis que le froid de l'hiver stoppe généralement la production.
Pour des poules en bonne santé et des œufs en quantité, il suffit de veiller au grain : nettoyer le poulailler régulièrement, au moins deux fois par mois, et leur fournir eau et nourriture en abondance. Graines, céréales, fruits, légumes, épluchures et restes de table, herbes et insectes divers dénichés dans le jardin : elles ne picorent pas que du pain dur ! Elles ont par ailleurs besoin de calcium, indispensable à la formation des coquilles d'œufs. Des compléments sous forme de coquilles d'huîtres broyées, d'os de seiche, d'escargots ou de moules feront l'affaire.
Publié dans conseils : oiseaux d'élevage
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